La d.school à Urbaccess sur la ville, vie citoyenne et services urbains 

Mardi 22 mars, jour d’ouverture d’Urbaccess à la porte de Versailles, Véronique Hillen est intervenue sur le salon dédié à la vie dans la ville. Aux côtés de Giuseppe Attoma de l’agence de design Attoma, de Delphine Desgurse-Potignon, Directrice de l’innovation numérique à La Poste, de Sylvie Fredriksson d’Open knowledge Fondation, cette intervention a été l’occasion de présenter la vision de la d.school sur l’humain dans la ville avec le digital. 

La ville représente un système, c’est-à-dire un ensemble d’éléments de natures différentes reliés entre eux par des relations de natures différentes… La ville digitale est un système complexe difficile à cerner où innover relève d’un défi des plus risqués. Elle présente ce que nous appelons dans notre jargon de l’innovation une kyriade de problèmes « super méchants » : le terme de « wicked problems » a été défini par l’urbaniste Horst Rittel pour définir ce type de problèmes qui résistent à une analyse cartésienne. Plus on les analyse, moins on les comprend car les interdépendances entre les éléments sont trop denses. Plus on applique une résolution de problèmes classiques qui s’appuie sur une bonne analyse pour mobiliser une solution connue, moins on obtient de résultats.

La tentation est donc d’innover par les technologies : par exemple, créer un système urbain de transport ou d’éclairage au meilleur état de l’art technique du digital intégrant des réseaux de wifi pour créer une ville interconnectée avec l’espoir que les usages suivront… Mais voilà, les usages ne suivent pas et des investissements colossaux ont été mis dans des infrastructures à l’échelle d’une ville.

Le citoyen quel que soit son âge n’aspire dans la ville qu’à une expérience plus fluide et plus simple : le digital doit être au service des besoins des uns et des autres.

Pour résoudre des problèmes super méchants à l’échelle d’une ville qui implique les citoyens, la philosophie et les outils du design thinking permettent d’innover une façon plus pertinente par rapport aux besoins, plus pragmatique par rapport aux bénéfices attendus et plus rapide par rapport à des programmations lourdes. Il faut commencer petit à l’échelle d’objets et d’espaces publics restreints et créer des impacts positifs démultiplicateurs pour avoir une chance de transformer la ville d’aujourd’hui en une ville où il fait bon de vivre pour tous. À la d.school Paris, nous portons cette vision de l’innovation qui, appliquée dans la ville et le digital, donne parfois des résultats très inattendus !

Le salon fut aussi l’occasion pour Vita Confort, nouvelle enseigne du groupe Lapeyre dédiée aux seniors, de présenter leur catalogue et nos deux produits (meuble et colonne de douche) ont comme d’habitude remporté un vif succès auprès des utilisateurs !

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *