L’eau potable accessible à tous aux Galapagos

L’équipe Innovacteurs accompagnée de Bernard de Gouvello, expert international de l’eau et chercheur au LEESU, et d’Andres Bedoya, expert en innovation sociale de la d.school Paris, est passée à la phase d’implémentation d’un service d’eau potable aux Galapagos.

Le moment est venu de concrétiser tout ce qui avait été mis en place lors du premier voyage, de s’inspirer des experts rencontrés en Europe et de se souvenir de leurs conseils pour construire une solution durable dans le temps.

En effet, lors du premier projet en 2016, les étudiants découvrent que malgré l’existence d’une usine de potabilisation dans l’île (ouverte il y a 3 ans), l’eau du robinet est souvent turbide, jamais potable et inspire aux habitants crainte et dégoût. En 2016, les élèves co-créent avec la population une solution permettant un accès à l’eau potable au robinet à l’aide de deux filtres de la technologie Nanoceram©. À l’issue du premier voyage, un prototype est installé au centre du village, dans le but d’être testé par la population, mais surtout suivi tout au long de l’année.

En 2017, le challenge proposé était : comment rendre cette solution accessible à tous, et comment en gérer la commercialisation ?

Aux vues des difficultés tant humaines que légales ou financières pour monter une entreprise de distribution d’eau potable, la Junta Parroquial, entité politique de la communauté a été très impliquée dans le processus et sera chargée de rendre ce système accessible à tous.

La diffusion de la solution se fera en 4 phases :

  • Phase 1 : 4 lieux publics, financés entièrement par la Junta, qui serviront de modèles, permettront aux habitants de tester la solution et de faire de la communication.
  • Phase 2 : des systèmes installés chez les personnes les plus vulnérables (personnes âgées ou handicapées). La Junta participe en finançant l’installation et la maintenance, l’usager n’a qu’à acheter le filtre.
  • Phase 3 : 100 systèmes sont installés dans la communauté, la Junta paye l’installation, l’usager paye les filtres ainsi que la maintenance.
  • Phase 4 : le projet change d’échelle et la gestion est reprise par un nouvel organisme, la Junta del Agua.

Cette nouvelle configuration assure la plus-value sociale, en diminuant le budget mensuel alloué à l’eau potable de moitié pour les familles de la phase 3, ainsi que la pérennité du système. Une solution fiable est donc subventionnée avec de l’argent public et ne met pas en danger la durabilité du modèle économique, puisque la Junta aide financièrement la population à entrer dans le système. D’ailleurs celui-ci est par la suite indépendant et autofinancé. Les acteurs de ce modèle sont : Paulina, leader politique de la communauté, Yaneth, nouvelle auto-entrepreneuse, et Pedro, responsable technique.

Les prochaines étapes pour le projet sont désormais de poursuivre le partenariat avec l’université de San Francisco de Quito pour assurer le contrôle de la qualité de l’eau en sortie du système, ainsi que d’entamer le début de la phase 1 et la phase 2 dès juin. Enfin, assurer un suivi régulier avec la communauté pour les aider en cas de souci.

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