Le design thinking s’invite sur les chantiers du Grand Paris Express

Un véritable défi attend les étudiants du département Ville, Environnement, Transport de l’Ecole des Ponts pour leur projet de deuxième année : la Société du Grand Paris leur offre cette année l’opportunité de travailler sur le « chantier du siècle », pour reprendre les mots du Président de département Pierre Sallenave, et plus précisément sur le sujet des riverains au coeur des chantiers. Plusieurs membres de la d.school encadreront des équipes d’étudiants pour ce projet unique.

C’est la problématique des riverains et des chantiers qui sera abordée pour ce projet : quels impacts pour les commerçants, les habitants et les actifs locaux ? En effet, les relations entre les acteurs concernés par ce nouveau métro à grande échelle ne sont pas toujours apaisées, entrainant souvent de nouvelles nuisances. Cette problématique est prise très au sérieux par la SGP. Ainsi, trois gares ont été retenues par l’entreprise d’Etat pour offrir un terrain d’exploration aux équipes d’étudiants : Sevran-Livry, Villejuif Gustave Roussy et Villejuif Louis Aragon. Ce projet titanesque (200 kms de lignes, 68 nouvelles gares, 35 milliards d’€ de coût global) est mené par l’entreprise publique SGP créée en 2010. Plusieurs engagements sont inscrits à sa feuille de route, mais parmi ces derniers, c’est l’accompagnement des riverains qui a été retenu comme sujet d’analyse pour les étudiants.

Marie Krier, ancienne responsable académique de VET et aujourd’hui Responsable Innovation à l’EPARECA, est à l’origine de cette collaboration, avec Sarah Zouheir, conseillère à la SGP : convaincues de la force du design thinking, elles souhaitent voir la quarantaine d’étudiants pratiquer la méthodologie pendant plusieurs mois sur ce sujet dont la complexité dépasse parfois les acteurs. Pierre-Adrien Collet, alumni du département VET et Chef de Projet Secteur Ligne 16, présent lors du lancement officiel du projet, explique : « Nous mettons tout en œuvre pour limiter les impacts de nos chantiers sur les riverains, mais nos pratiques en terme d’anticipation des besoins méritent d’être questionnées au fur et à mesure de l’évolution des chantiers ». Les étudiants devront analyser différents types de relation : usager vers territoire, usager vers la SGP et la SGP vers ses usagers. Pour cela, la phase de recherche ethnographique et les échanges directs avec les riverains pour collecter des retours seront primordiaux.

La d.school apporte ainsi sa petite pierre à l’édifice complexe initié sous l’ère du président Sarkozy et censé s’achever d’ici la fin des années 2030 : en attendant, les étudiants rapporteront leurs conclusions et proposeront des solutions à la SGP d’ici la fin du mois de Mai.

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