Facebook, SKUR, Stanford, MadKudu… des visites inspirantes !

Nos étudiants ME310 arrivent à la fin de leur voyage de découverte de la Silicon Valley : au programme de la semaine, en complément des séances de travail à la d.school de Stanford, une visite au sein de l’incroyable campus de Facebook mais aussi des rencontres avec des alumnis et des jeunes entreprises de San Francisco.

La petite promotion a eu le privilège d’une visite guidée sur le campus de Facebook à Menlo Park. Sur le parking, des rangés de Tesla se rechargent. A l’intérieur, un campus semblable à ceux des grandes universités américaines : de nombreux espaces verts, des bancs pour travailler dehors, des food trucks, une salle de jeux vidéos dans laquelle les employés peuvent venir se décontracter. Tout est pensé pour que les employés se sentent bien. Joséphine, leur guide privé, explique : “Il y a principalement trois raisons de travailler chez Facebook plutôt qu’une autre entreprise “tech” de la Silicon Valley : les salaires élevés, le rythme moins intense que dans une jeune start-up et les avantages proposés par l’entreprise.

Joséphine travaille elle-même dans le bâtiment Messenger : la transparence est le maître mot. Un open space et des salles de réunions ouvertes et visibles à tous. C’est important car l’entreprise mise sur l’autonomisation (“empowerment”) de ses employés : il faut donc que chacun puisse naviguer facilement d’un bureau, solliciter ses collègues et que le travail de chacun soit transparent. De même, la hiérarchie n’est pas signalée dans l’espace de travail : il paraît même que Marc Zuckerberg (Fondateur et PDG de Facebook) occupe l’une de ces places dans un open space semblable.

Les étudiants ont pu aborder avec Joséphine la politique d’innovation et du travail en général au sein de Facebook, où “être audacieux”, “se concentrer sur l’impact” et la “valeur social” sont des valeurs clés. Les employés jouissent ainsi d’une grande autonomie et d’une grande flexibilité dans leurs méthodes de travail, et les initiatives personnelles sont même encouragées : “faire, tester, et si ça marche on en parle”. Être soi-même est également une valeur portée par le groupe : adieu le costume obligatoire, venez comme vous êtes !

Un autre aspect fort du fonctionnement de Facebook est la surcommunication, courant dans la Silicon Valley et propre à la mentalité américaine. A chaque fin de semaine, les employés sont invités à envoyer un mail à tous leurs collègues du service, récapitulant les avancées dans les tâches en cours, incluant des remerciements aux personnes ayant aidé, et une dernière partie pour raconter ses activités du weekend, ses ressentis sur un quelconque sujet, sa vie en général.

Les employés peuvent également solliciter des « crucial conversations » : si un employé se sent lésé ou se sent gêné sur le comportement d’un de ses collègues, il peut solliciter une discussion pour ne pas accumuler de rancune éviter ainsi les climats de tension au sein de l’équipe.

Dans un autre domaine, l’équipe travaillant avec notre partenaire SPIE Batignolles a visité plusieurs entreprises afin d’étudier les différentes solutions existantes qui améliorent l’expérience du chantier grâce aux nouvelles technologies. L’une d’entre elles est SKUR, une start-up qui est partie d’un constat alarmant : 1,6 milliard de milliard de dollars, la somme que perdent chaque année les entreprises de construction aux États-Unis en terme de dépassement du budget. Les coupables ? Entre autres, une digitalisation locale de l’information et une difficulté à coordonner les équipes lors de projets complexes (notamment en cas d’erreurs de construction). SKUR s’attaque à ces problèmes en proposant une solution digitale de traitement des données issues des analyses 3D des bâtiments.

L’autre équipe d’étudiants qui collaborent avec la Fondation Safran ont de leur côté rencontré les équipes de MyHealthTeams au sein de leur bureaux en plein centre de San Francisco. L’entreprise a développé des réseaux sociaux pour les millions de personnes vivant avec des maladies chroniques au quotidien à travers le monde. Près de 200 interviews auprès de malades ont été réalisées et les équipes se sont ainsi rendus compte que la phase critique se situait juste après le diagnostic. Devoir adapter son mode de vie du jour au lendemain n’est pas facile et les malades tout juste diagnostiqués se sentent isolés. De cette découverte, MyHealthTeams a développé une solution qui permet aux malades de bénéficier au mieux du savoir et de l’expérience de la communauté. L’idée est de permettre aux utilisateurs d’avoir accès à des informations pertinentes de manière simple et de se sentir moins isolés au quotidien.

Enfin, la promotion a partagé un repas avec Francis Brero, alumni ME310 qui, après avoir travaillé chez AgilOne, a fondé sa start-up d’analyse prédictive MadKudu dans la Silicon Valley. Il a introduit les étudiants aux rouages de la création d’entreprise dans la région. Levée de fond auprès de Venture Capitalists, recherche de croissance, minimum valuable product, scalabilité, le vocabulaire des start-ups n’a plus de secrets pour lui.

Le lendemain, c’est Thomas France, alumni du programme, qui les as reçu dans son entreprise Ledger Wallet situé en plein Financial District. Ils ont eu l’occasion de découvrir l’activité de la start-up, numéro un mondial de la sécurisation de portefeuille de crypto-monnaies. Thomas a partagé avec eux sa connaissance du secteur et ses ambitions pour les applications du protocole Blockchain. Il leur a aussi dispensé ses conseils dans le développement de produits. Pour conclure ce voyage très complet, les étudiants ont enfin eu la chance d’aller au Pier 9 et siège d’Autodesk, et de rencontrer l’équipe de Fieldwire.

Toutes ces rencontres sont à l’image du voyage de nos étudiants dans la Silicon Valley, une immersion culturelle riche en découvertes et humainement intense.

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